• Alexandre Borodine, Danses Polovtsiennes & Dans les steppes de l'Asie centrale

     

    Alexandre Porfirievitch Borodine, né à Saint-Pétersbourg le 12 novembre (31 octobre) 1833 et mort le 27 février (15 février) 1887 dans cette même ville, est un compositeur, chimiste et médecin russe. Il est l'auteur de l'opéra Le Prince Igor et de ses célèbres Danses polovtsiennes.

     

     

    Alexandre Borodine, Danses Polovtsiennes & Dans les steppes de l'Asie centrale

    Biographie

    Alexandre Borodine est l'enfant naturel du prince géorgien Louka Stépanovitch Guédianov (Guédévanichvili), âgé de 62 ans, et de la fille d’un troupier de Narva, Evdokia (Eudoxie) Constantinovna Antonova, âgée de 25 ans, surnommée Dounia. Son père fait déclarer l’enfant par l’un de ses domestiques, Porphyre Borodine, conformément à l’usage de l’époque. Enfin, il veille à ce que la mère ait toujours les moyens d’assurer à leur enfant une vie confortable et de solides études. Il achète ainsi à la mère et au fils une maison de quatre étages et met Alexandre sur son testament avant de mourir. Il organise aussi alors le mariage d'Eudoxie avec un médecin militaire du nom de Kleinek. Comme le fait de donner naissance à des enfants hors mariage était considéré comme honteux par la société de l'époque, Eudoxie se fera passer pour sa tante aux yeux du monde. Alexandre reçoit cependant une excellente éducation à domicile, maîtrisant dès son plus jeune âge le français et l'allemand. Le prince meurt lorsque Alexandre a sept ans et tout est assuré pour son établissement. Il a deux autres frères, reconnus aussi par des domestiques: Dmitri Sergueïevitch Alexandrov et Evgueni Fiodorovitch Fiodorov.
    Autodidacte, le jeune Alexandre apprend à jouer de très bonne heure de la flûte puis du piano et du violoncelle avec un camarade, Mikhaïl Chtchiglev. Il compose une polka (Hélène) à l'âge de neuf ans, puis compose un Concerto pour flûte et piano et un Trio pour deux violons et violoncelle à l'âge de treize ans. Sa mère et son beau-père le destinent à une carrière de médecin et il est inscrit à la faculté à l’âge de quinze ans. Il était passionné de chimie depuis l'âge de dix ans.

    Alexandre Borodine, Danses Polovtsiennes & Dans les steppes de l'Asie centraleAprès six ans d’études, il est engagé en 1856 à l’hôpital de l’armée territoriale, mais, trop sensible aux blessures, il obtient un poste de professeur à l’Académie militaire de chimie où il deviendra un grand savant et collabore avec Nikolaï Zinine. Il fait connaissance en 1857 de Moussorgski qui se fait soigner en tant qu'officier à l'hôpital militaire où travaille Borodine. Ce dernier reçoit son titre de docteur en médecine en 1858. Grâce à ses études et à de nombreux congrès, il aura l’occasion de souvent voyager en Europe (Bruxelles, Heidelberg, Gênes, Rome, Paris, etc.). Au retour de son voyage d'études à l'université d'Heidelberg et à l'université de Paris, il est nommé professeur-assistant de l'Académie médico-chirurgicale. C’est au cours de ces voyages qu’il fait la connaissance de nombre d'érudits, et collaborera par la suite avec certains d’entre eux. Il rencontre sa future femme, pianiste talentueuse née Ekaterina Sergueïevna Protopopov, à Heidelberg en 1861. Elle lui fait découvrir Schumann, Chopin, Liszt. Ensemble, ils iront à Mannheim découvrir l’œuvre de Wagner.
    Il fait partie du Groupe des Cinq, par l'entremise de Balakirev son créateur, dont il fait la connaissance en 1862. Le groupe est composé aussi de Rimski-Korsakov, de Cui et de Moussorgski, qu'il connaissait déjà. La musique russe était alors entièrement sous l'influence du pouvoir. Ils se regroupent et s'affranchissent de la musique « officielle ». Glazounov, élève prodige de Rimski-Korsakov, les rejoindra. Borodine fait aussi partie du cercle d'amis de Mitrophane Beliaïev, admirateur de Glinka et de la musique russe traditionnelle.

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    En 1862, Borodine compose un Quintette en ut mineur. C’est à cette époque qu’il se joint au Groupe des Cinq. Tout en partageant les idées fondamentales du groupe, il se révéla moins hostile que ses condisciples à l’emprise germanique sur la musique russe.
    Il commence l’écriture de sa Symphonie nº 1 en mi bémol majeur, en décembre 1862 qu’il achève en 1867. Elle ne reçoit pas un bon accueil.
    Il commence la composition de sa Symphonie nº 2 en si mineur en 1869. Néanmoins il se sent prédestiné pour l’opéra et l’idée du Prince Igor fait son chemin. Borodine poursuit par ailleurs sa carrière scientifique. En 1877, il visite les laboratoires d’un certain nombre d’universités allemandes. Il rencontre à cette occasion Franz Liszt à Weimar. Trois ans plus tard, en 1880, Liszt donne avec grand succès la Symphonie nº 1 en mi bémol majeur. Pour le remercier, Borodine lui dédie son poème symphonique, intitulé Dans les steppes d'Asie centrale qui connaît immédiatement un succès retentissant et durable et reste l'une de ses œuvres maîtresses.
    Après de profondes études ethnologiques et historiques, il entame la rédaction de l’opéra Le Prince Igor (dont sont extraites les célèbres Danses polovtsiennes), achevé après sa mort par Alexandre Glazounov et Rimski-Korsakov et créé au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, le 23 octobre (4 novembre) 1890.
    Borodine est profondément affecté par la mort de Moussorgski en mars 1881. Son état physique se dégrade. Il souffre de plusieurs attaques cardiaques et même du choléra. Son œuvre, elle, commence à se diffuser en Europe. Il rend encore visite à Liszt à l’automne 1885. L’année suivante, il entame la composition d’une troisième symphonie, la Symphonie en la mineur qu'il ne pourra achever. Il continue la composition de son opéra Le Prince Igor, notamment l’ouverture et le chœur des prisonniers russes du deuxième acte, en 1886. Le 27 février 1887, il assiste à un bal masqué organisé par les professeurs de l’académie. Il s’effondre, victime d’un infarctus à l'âge de 53 ans. Son épouse ne lui survivra que cinq mois.

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    Œuvre musicale

    En tout et pour tout, Borodine n’aura mené à terme « que » deux quatuors à cordes (1879 et 1881), quelques mélodies et deux symphonies (1867 et 1869). Mais l’œuvre maîtresse de Borodine reste son opéra Le Prince Igor, commencé en 1869 et inachevé à sa mort, dix-huit ans plus tard. C’est Rimski-Korsakov, aidé de Glazounov, qui l’a terminé. C’est dans cet opéra que l’on trouve les célèbres Danses polovtsiennes.
    La Symphonie nº 1 en mi bémol majeur s’inspire de la Symphonie héroïque de Beethoven bien qu’elle soit typiquement russe.
    La Symphonie nº 2 en si mineur est également appelée « épique ». Borodine a mis sept ans pour la mener à terme. Il l’a composée avec les matériaux restés inutilisés pour son opéra.
    La Symphonie n° 3 (inachevée) a été orchestrée par Glazounov.
    Dans les steppes de l'Asie centrale, poème symphonique, est également une de ses œuvres les plus jouées et les plus enregistrées. Elle ne doit pas cependant faire oublier ses quatuors (le plus connu étant probablement le Quatuor à cordes nº 2 en ré majeur) ni ses mélodies. De plus, Borodine, violoncelliste hors pair, a composé en 1860 une Sonate pour piano et violoncelle en si mineur. Quant à son œuvre pour le piano, elle se restreint à une Petite suite en do# mineur et à un Scherzo en la bémol majeur, composés en 1885. Pour finir, on mentionnera un Sextuor à cordes, écrit en 1860.
    Le quatuor à cordes nº 1 est composé entre 1874 et 1879.
    Le quatuor à cordes nº 2 avec son célèbre mouvement lent « notturno» est composé en 1881.
    Enfin, Borodine se qualifiait lui même de « compositeur du dimanche », tant il était accaparé par son travail et ses obligations familiales. Son entourage professionnel regrettait parfois son implication en matière de musique, tandis que Borodine s’est parfois plaint de ne pouvoir composer que durant l’hiver, lorsque sa santé ne lui permettait pas d’exercer en tant que professeur. En guise de plaisanterie, ses amis le saluaient parfois par un « j’espère que tu vas mal », lui signifiant ainsi leurs encouragements musicaux.

     

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    Œuvre scientifique

    Borodine a publié d'importants articles de chimie. Particulièrement, ses recherches sur les aldéhydes. En 1861, Borodine découvre la condensation aldolique, réaction chimique importante en chimie organique, et une autre réaction chimique connue aujourd'hui sous le nom de réaction de Borodine-Hunsdiecker. En 1872, il a participé à la fondation d'une école de médecine pour femmes.

     

     

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    Dans les steppes de l'Asie centrale

     

    Dans les steppes de l'Asie centrale en français, litt. En Asie centrale) est un poème symphonique écrit par Alexandre Borodine, sur commande pour le vingt-cinquième anniversaire du règne de l'empereur Alexandre II Nicolaïévitch de Russie, en 1880. L'œuvre est dédiée à Franz Liszt.

     

    Composition de l'orchestre

    L'orchestre est composé de : deux flûtes, un hautbois, un cor anglais ; deux clarinettes, deux bassons, quatre cors ; deux trompettes, trois trombones ; timbales ; cordes (violons I et II - altos - violoncelles - contrebasses).

     

    L'histoire

    « Dans le silence des steppes sablonneuses de l’Asie centrale retentit le premier refrain d’une chanson paisible russe. On entend aussi les sons mélancoliques des chants de l’Orient ; on entend le pas des chevaux et des chameaux qui s’approchent. Une caravane escortée par des soldats russes, traverse l’immense désert, continue son long voyage sans crainte, s’abandonnant avec confiance à la garde de la force guerrière russe. La caravane s’avance toujours. Les chants des Russes et ceux des indigènes se confondent dans la même harmonie, leurs refrains se font entendre longtemps dans le désert et finissent par se perdre dans le lointain… . »

     

    Analyse

    Sur une longue note tenue dans l'aigu des violons (évoquant le désert) et la clarinette expose le thème du chant russe. Le cor le reprend plus grave en lui ajoutant le sentiment d'une chose lointaine. Un rythme régulier (évoquant la marche de la caravane en Asie centrale) naît aux cordes (pizzicati) et se maintiendra pendant presque toute l'œuvre. Le second thème, un chant oriental très mélancolique, est joué par le cor anglais. La caravane passe devant nous. Le thème russe présenté aux bois puis aux cors éclate presque brutalement. Enfin, les deux mélodies se superposent. Le diminuendo reprend des fragments du thème russe qui retentit une dernière fois à la flûte sur une note tenue aiguë, comme au début du morceau.

    Dans les steppes de l'Asie centrale est donc une œuvre du xixe siècle descriptive. Le courant artistique de l'époque était le romantisme.

    L'exécution de la pièce dure environ dix minutes.

     

    Alexandre Borodine, Danses Polovtsiennes & Dans les steppes de l'Asie centrale

     

    Alexandre Borodine, Danses Polovtsiennes & Dans les steppes de l'Asie centrale 

    Dans les steppes de l'Asie centrale

     

     

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    Danses polovtsiennes

     

    Les Danses polovtsiennes sont l'extrait le plus célèbre composé par Alexandre Borodine dans son opéra Le Prince Igor. Elles sont souvent jouées à part dans des concerts. Dans l'opéra, les danses sont accompagnées d'un chœur, mais bien souvent lors de concerts, les instruments remplacent les voix.

     

    Ces danses dont le thème principal se trouve ci-dessous n'incluent pas la Marche polonaise qui ouvre l'acte II (N° 18).

     

    Alexandre Borodine, Danses Polovtsiennes & Dans les steppes de l'Asie centrale

     

     

    Dans l'opéra Le Prince Igor, les danses apparaissent dans l'acte II (dans la version originale?) (à la fin de l'acte I, N° 12 dans la version du théâtre Marie de Saint-Pétersbourg, CD Philips 1993). La première danse, qui n'utilise pas de chœur et qui est souvent oubliée lors de concerts, est la N° 8 intitulée Danse des jeunes filles polovtsiennes  Presto, 6/8, F Majeur; elle est placée directement après le chœur des jeunes filles polovtsiennes ("Chorus of the Polovetsian Maidens") qui ouvre l'acte et qui est suivi de la cavatine de Konchakovna. Les danses à proprement parler apparaissent à la fin de l'acte.

    En tant que pièce orchestrale créée par l'un des compositeurs russes du XIXe siècle, ce travail rend une impression spectaculaire. Beaucoup d'instruments solos incluant la clarinette (dans la N° 8 et dans la danse des hommes ) et le hautbois et le cor anglais (dans la danse des femmes).

    La plupart des thèmes venant du N° 17 sont incorporés dans le Kismet, le plus connu étant la danse des femmes, adapté dans la chanson "Stranger in Paradise". (l'étranger au Paradis)

     

    Alexandre Borodine, Danses Polovtsiennes & Dans les steppes de l'Asie centrale

     

    Danses Polovtsiennes 

     

     

     

     

     

     

     

     

    Stranger in Paradise est une chanson populaire anglaise.

    Origine

    Elle provient de la comédie musicale Kismet (1953) et est créditée à Robert Wright et Georges Forrest. À l'instar des autres musiques de ce spectacle, la mélodie est en fait basée sur une musique composée par Alexandre Borodine, en l'occurrence, les Danses polovtsiennes.

    En anglais, la version la plus populaire était chantée par Tony Bennett, mais d'autres versions par The Four Aces et Tony Martin ont également emporté les faveurs du public en 1954.

     

    Étranger au paradis, la version française

    La version en français, sous le titre Étranger au paradis a, entre autres, été chantée par Gloria Lasso et Luis Mariano. Elle a été écrite par Francis Blanche.

     

    Pour vous, j'ai choisi ces deux version

    Percy Faith

    David Whitfield

     

     

     

    Biographie ref : Wikipédia

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 16 Mars 2014 à 09:31
    Toc Toc Toc ,il y a quelqu’un, oui tu es la, Passe te souhaiter un bon dimanche Pas était sur l’ordi cette semaine ,profité du soleil pour jardinée Prend soin de toi Bisous Mirette
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